J'ai récupéré ce poème sur un forum au lendemain de la conférence de presse annuelle du plouc de l'Élysée. C'est pour moi la meilleure critique de la recette du pouvoir. Mon raph, qu'en penses-tu?
Le monarque et les folliculaires
Un monarque grognon, mais depuis peu comblé
Fit venir devant lui des gens en assemblée :
Des gens qui sagement l'écoutèrent, réjouis
Pensant que le parleur les avaient éblouis.
Il est temps, leur fit-il, de dire à la nation
Qu'il faut un renouveau de civilisation
Mettre aussi de côté certain pouvoir d'achat,
Puis des trente-cinq heures annoncer le trépas.
Et ceux qui mal y pensent seront pour sûr honnis
De railler mon idylle avec Carla Bruni :
Ne vous méprenez pas sur ce nouvel hymen
Car vous verrez bientôt quel bon vent il amène...
C'est alors que sur ce, répondant d'un ton doux,
On vit Laurent Joffrin faire les frais du courroux.
Après avoir posé l'insolente question,
Le barbu dut subir une admonestation :
Serait-il donc possible à cet homme éclairé
Au monarque électif d'être ainsi comparé ?
Prenant alors parti du maître de ces lieux
Les rieurs se moquèrent de ce confrère bilieux :
De dire au président avait-il bien le droit
Que le pouvoir d'un seul est bien celui d'un roi
Quand bien-même les urnes en auraient décidé
De mettre sur le trône l'histrion patenté
Les courageux hilares sauront en heure et temps
Retourner la casaque, moquer ce président
Lors que le vent pour lui hélas aura tourné
Ce sera à son tour de subir la curée,
D'apprendre incontinent qu'on le veuille ou que non
Le bac se retourne parfois sur le cochon.
Rédigé par: Olivier RICHARD | le 14/01/2008 à 18:44